Histoire du Costa Rica des années 1850

à nos jours…

 

Chronologie de histoire du Costa Rica - 1850 à nos jours

Chronologie de histoire du Costa Rica

 


Dans cet article, je vous présente les grandes histoires de la vie de nos dernières générations. Il va porter sur le libéralisme, la démocratie et la guerre civile, mais je vous invite avant cela à lire les deux articles qui résument histoire du Costa Rica et de la découverte de ce pays avec l’Avant Christophe Colomb et l’Après.

Comme d’habitude, je vais essayer de vous raconter cette histoire en quelques lignes, en résumant pour éviter que ce ne soit trop long (surtout que quand je commence à écrire pour vous, j’ai beaucoup de mal à m’arrêter comme vous avez pu le constater, j’imagine). Mais je vais essayer de ne rien oublier tout de même.

 

Histoire du Costa Rica,

Le libéralisme, la démocratie et la guerre civile :

 

Je commence avec le libéralisme. Il est important de savoir que dès 1880, les classes politiques costaricaines cherchent à s’émanciper, à se retirer du conservatisme clérical régnant depuis toujours. Et en 1884, l’évêque fut même expulsé du Costa Rica.

En 1889, soit cent ans avant ma naissance, les premières élections démocratiques à participation populaire sont organisées par les libéraux, qui ne sont pas élus ! C’étaient tout de même les premières en Amérique Centrale.

Par la suite, un seul président, ainsi élu, trahira la confiance du peuple en 1917 : le président Joaquín Tinoco. En fait, il avait institué aussitôt après les élections un régime dictatorial, mais il fut très vite chassé du pays.

Nous arrivons en 1940, et c’est à cette date que Rafael Angel Calderón Guardia fut élu président de la République. Il mit en place le système d’aide sociale, le droit des travailleurs à se regrouper, une réforme agraire et un revenu minimum garanti, ainsi que la création de l’Université du Costa Rica.

En 1944 fut élu Teodoro Picado, « marionnette de Calderón », qui sera lui-même battu en 1948 par Otilio Ulate ; seulement, il refusa de laisser sa place. Il y aura de vaseuses controverses au sujet des élections mais Pepe Figueres, producteur de café, préparait depuis longtemps son offensive. Il se servit de l’aéroport de San Isidro d’El General comme base de transit des armes qu’il avait bien sûr achetées auparavant, mais Picado déclara l’état de siège et appela à la rescousse des soldats nicaraguayens et des ouvriers bananiers communistes. Il faudra quarante jours d’affrontements et tout de même deux mille morts pour que Picado cède le pouvoir à José Figueres.

 

 

 

Costa Rica, un pays sans armée

 

 

Histoire du Costa Rica, Les temps modernes :

 

Nous y voici. Les temps modernes commenceront avec José Figueres, en 1948, qui ne gouvernera que 18 mois mais qui mettra au point une nouvelle constitution, celle qui est toujours d’actualité dans le pays. Cela commence par l’interdiction de la réélection immédiate à la présidence. Il déclare illégaux le parti communiste (toujours officiellement interdit) et les syndicats de travailleurs qui le suivent, abolit l’armée, accorde le droit de vote aux femmes et aux Noirs.

Il nationalise également les banques, dont 10 % doivent servir à la reconstruction. Il fonde également l’ICE (la compagnie d’électricité, toujours unique dans le pays pour l’électricité, le téléphone fixe et portable…). C’est Otilio Ulate qui lui succèdera, et qui sera également réélu comme Président en 1954 et en 1970.

 

Mais le pays traverse des difficultés importantes dans les années 1960-1970. Le gouvernement visait l’autosuffisance agricole puis industrielle : achat de matériel performant, construction d’usines, généralisation des engrais chimiques et des pesticides. Comme nous le savons bien, tout cela coûte cher et les dettes s’alourdissent. Le Costa Rica étant dépendant du pétrole, il subit la crise du pétrole de 1970 de plein fouet.

En 1974, la baisse des prix sur les trois produits de base (la banane, le café et la canne à sucre) est catastrophique. Et en 1979, l’effondrement du marché du café a failli être fatal au pays. De plus, le Costa Rica plonge dans l’insécurité et le marasme économique.

 

En 1978, le pays prend position dans la guerre civile au Nicaragua (pays très agité avec une précarité politique) en accueillant des bases sandinistes. Il refuse en outre de payer sa dette au FMI (étant ainsi le premier pays centraméricain à tenir tête au FMI) sous la présidence de Rodrigo Carazo.

Il faudra attendre 1986 pour que Arias Sánchez, économiste et avocat élu à la présidence, respectueux des principes de neutralité, intensifie l’effort de paix en Amérique Centrale. Il mettra en place des interdictions de base établies dans le nord du pays et arrivera à un plan de paix : Esquipulas II (plan de paix pour l’Amérique centrale).

 

En 1987, Arias Sánchez reçut le prix Nobel de la paix pour avoir engagé ce processus de paix en Amérique centrale. Cela encouragea finalement le décollage économique du pays et la modernisation du Costa Rica. À suivre…

Dans quelque jours, je vous raconterai la suite, de 1998 à nos jours, l’histoire récente du pays. Cela va être passionnant…

 

Suite de l’histoire…


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