Les sphères mégalithiques du Diquís,

de la péninsule d’Osa et de l’île du Caño

 

Je vous présente aujourd’hui les sphères mégalithiques du Diquís, une présentation de ces vestiges archéologiques méconnus de ceux qui voyagent en Amérique centrale, un article qui m’a été proposer et écrit par Mikaël du blog “Voyageurs du Net”, en complément de l’article sur l’insolite au Costa Rica. C’est donc avec plaisir que je publie cet article pour vous présenter les sphères mégalithiques du Diquís.

 

Les sphères mégalithiques du Diquís

 

UNESCO : Les sphères mégalithiques du Diquís

 

En 1939, alors qu’ils conduisent des travaux de déforestation pour la plantation de bananeraies dans le delta du Diquís (sud-ouest du Costa Rica), les employés de la compagnie étasunienne United Fruit de sinistre mémoire*, découvrent de gigantesques sphères de pierre. L’esprit échauffé par les légendes et l’espérance de trouver de l’or qui y serait supposément renfermé, les employés détruisent plusieurs de ces sphères mégalithiques immémoriales à la foreuse ou à la dynamite, avant même l’intervention des autorités.

A présent réassemblées, plusieurs des sphères sont visibles au Musée national du Costa Rica de San José, qui conduit depuis les années 1970 un travail de collecte et de conservation. Beaucoup d’autres font office de monuments décoratifs en divers points du pays.

Nombreuses ont été réunies au parc thématique « Can Basat Roje » (« sphères de pierre », en boruca, langue indigène locale), site où se trouvent des vestiges archéologiques, qu’il a d’abord fallu acquérir à des fins de collecte des sphères éparpillées et de conservation de celles présentes sur le site.

 

Les sphères mégalithiques du Diquís vers une entrée au Patrimoine de l’humanité ?

 

Après ouverture d’un dossier en 2010, 5 sites archéologiques où se trouvent ces sphères mégalithiques viennent d’être inscrits, le 3 mars 2013, à la « liste indicative » de l’Unesco, première étape vers une reconnaissance officielle en tant qu’« héritage de l’humanité ». Cette étape s’inscrit dans une dynamique de de conservation et de réhabilitation de ces œuvres de la main humaine, qui a contribué à en faire un symbole national costaricien à part entière : une de ces sphères trône ainsi devant l’ambassade du pays aux États-Unis ou sur le billet de 5000 colons, qui a cessé d’être mis en circulation en 2011-2012.

Musée National du Costa Rica (Museo Nacional de Costa Rica)

 Les sphères mégalithiques du Diquís

 

D’une sphéricité parfois parfaite, les mégalithes – dont le diamètre varie de quelques centimètres à 2,57 mètres, et dont la plus lourde pèse 15 tonnes – restent un mystère pour l’archéologie, réduite aux conjectures et questions : qui a créé ces gigantesques sphères ? Pourquoi ? A quelle période ?

Il est en tout cas certain qu’elles ont été travaillées par des outils créés par des humains et seraient possiblement une émanation des Diquís, une peuplade préhispanique semi-nomade, qui avait développé une société d’esclavagisme et de fortes aptitudes pour l’orfèvrerie.

Des éléments de cosmogonie de peuplades voisines, évoquant un dieu du Tonnerre tirant à l’aide d’une sarbacane des boules sur le dieu des vents et ouragans, pourraient éclairer la signification de ces constructions humaines, dont le sens demeurera à jamais hypothétique.

 

* La compagnie, devenue Chiquita Brands International en 1989, est à ce point représentative du capitalisme brutal et de la corruption corrélative, que c’est à elle que l’on doit l’expression « République bananière ». Détails sur wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/United_Fruit_Company

 

 

Qu’est-ce que cela vous inspire ? Avez-vous découvert ces sphères mégalithiques du Diquís lors de votre voyage au Costa Rica ?

 

 

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