Je m’appelle Charline, je suis française et actuellement en stage pour six mois chez Vert Costa Rica. Depuis mon arrivée dans ce magnifique pays, j’ai eu la chance de découvrir des lieux incroyables, mais l’un des moments forts de mon séjour restera sans aucun doute mon excursion au Corcovado au Costa Rica.
Avec Élodie, une autre stagiaire de l’agence avec qui je partage cette aventure, nous avons profité de quelques jours de repos pendant la Semana Santa pour partir à la découverte de Drake Bay, sur la côte pacifique sud.
C’est depuis ce petit coin de paradis que nous avons rejoint le célèbre parc national du Corcovado.
Dans cet article, je vous raconte notre journée d’exploration dans l’une des jungles les plus denses et les plus riches du monde, notre ressenti, les animaux incroyables que nous avons croisés, mais également quelques conseils pratiques si vous aussi, vous avez envie de vivre cette expérience unique.
Si vous rêvez d’immersion totale en pleine nature, suivez-moi, je vous emmène au cœur du Corcovado.
Les portes d’entrée du Corcovado : laquelle choisir pour votre excursion ?
Il faut savoir que le parc national Corcovado compte six entrées officielles, mais elles n’offrent pas toutes la même expérience. Certaines sont plus accessibles, d’autres plus sauvages, certaines sont idéales pour une excursion d’un jour, d’autres pour un trek sur plusieurs jours.
Voici un aperçu des différentes options pour vous aider à choisir celle qui correspond le mieux à vos envies.
La Sirena
C’est l’entrée la plus centrale et la plus réputée du parc. Accessible uniquement en bateau depuis Drake Bay ou Sierpe, elle permet d’accéder directement à la station biologique de La Sirena, en plein cœur de la jungle.
Nous sommes passées par cette entrée, au départ de Drake Bay. C’est l’une des options les plus pratiques pour une excursion guidée d’une journée, avec de très belles chances d’observer des animaux dès les premiers mètres dans la jungle.
C’est aussi l’entrée la plus immersive, parfaite pour une première découverte du Corcovado au Costa Rica.
La Leona
Située au sud-ouest du parc, cette entrée est accessible depuis le village de Carate. Pour y arriver, il faut généralement faire une longue marche sur la plage, puis continuer sur les sentiers du parc. C’est l’entrée la plus populaire pour les treks entre La Leona et La Sirena.
Los Patos
Entrée plus éloignée et moins fréquentée, située à l’intérieur des terres. Elle donne accès à une forêt tropicale dense, avec de longues portions de randonnée. Peu d’animaux visibles au début, mais la nature y est spectaculaire.
San Pedrillo
Accessible en bateau depuis Drake Bay, cette entrée est pratique pour les excursions à la journée, avec des sentiers plus courts et des cascades. On y voit souvent des singes et quelques oiseaux, mais moins de faune qu’à La Sirena.
Los Planes
C’est l’entrée la moins connue. Elle se situe dans la partie nord du parc et est surtout utilisée pour des recherches scientifiques ou des projets locaux. Elle est rarement proposée dans les circuits classiques.
El Tigre
Accessible depuis Puerto Jimenez, c’est la zone la plus difficile du parc qui demande une bonne condition physique et qui permet d’atteindre les points les plus en altitude dans le parc.
Cette entrée est très rarement utilisée. Elle est plutôt réservée aux randonnées très longues ou aux explorateurs expérimentés.
Début de l'aventure : départ avec Picolina Tours
Nous avons rejoint notre groupe — une dizaine de personnes — pour le départ à 8h30 depuis Drake Bay, où nous avions dormi la veille. Avec notre guide de Picolina Tours, Stéphanie, l’ambiance était super sympa. Tout le monde avait hâte de découvrir le Corcovado, même si on ne savait pas vraiment à quoi s’attendre.
Avant de partir, on avait entendu un peu de tout sur le Corcovado. Certains nous disaient que c’était incroyable, qu’ils avaient vu plein d’animaux… D’autres, au contraire, trouvaient que la randonnée était longue pour finalement croiser peu de faune.
Forcément, ça mettait un peu le doute. Mais de notre côté, on voulait surtout découvrir ce parc par nous-mêmes et nous faire notre propre opinion.
Le trajet jusqu’au parc s’est fait en bateau, depuis la plage. Il faut compter environ une heure de navigation, parfois un peu mouvementée selon les vagues. À l’arrivée, pas de quai ni de ponton : le bateau s’arrête directement devant la plage de La Sirena, au milieu de la nature.
On a donc enlevé nos chaussures avant de descendre dans l’eau, avec nos sacs sur le dos, et on a marché quelques mètres jusqu’à la rive. C’est là que la véritable aventure pouvait commencer !
Arrivée dans la jungle : entre excitation et émerveillement
À peine descendues du bateau, on s’est retrouvées face à une plage complètement sauvage, bordée de palmiers et entourée d’une végétation dense. Il faisait déjà très chaud et humide, avec cette sensation de moiteur typique du climat tropical. On sentait qu’on entrait dans un environnement authentique et préservé.
Après quelques minutes d’explications de la part de notre guide — sur les règles à respecter, les choses à ne pas faire, et ce qu’on allait découvrir — la randonnée a commencé.
Et là, à peine quelques mètres après la plage, on tombe sur un tapir qui prenait son bain dans une petite rivière.
C’était assez fou comme première rencontre. Le tapir, c’est le plus gros mammifère d’Amérique centrale, et le voir d’aussi près, calme et imposant, ça posait tout de suite l’ambiance.
On savait qu’on était vraiment au cœur de quelque chose de spécial, et on avait hâte de découvrir la suite !
Une faune et une flore exceptionnelles partout autour de nous
Dès le début de la rando, on a entendu les singes hurleurs. Leur cri est vraiment impressionnant, grave, et résonne dans toute la forêt. C’est un son qu’on n’oublie pas et qui peut surprendre la première fois. On ne les voyait pas, mais on savait qu’ils étaient là, quelque part dans les hauteurs.
Très vite, on a croisé plein de petits singes saïmiris : ils bougeaient dans tous les sens, hyper actifs, super mignons. Un peu plus loin, des singes araignées grimpaient et se balançaient d’arbre en arbre avec leurs longs bras. Certains bougeaient vite, d’autres dormaient tranquillement, allongés sur les branches.
On a aussi repéré un paresseux à trois doigts tout en haut d’un arbre. Il bougeait à peine, mais on voyait sa tête tourner doucement.
La guide nous a montré plusieurs iguanes, et même un basilique, ce lézard surnommé « lézard Jésus-Christ » car il peut carrément courir sur l’eau !
Un peu plus loin, on a croisé un coati puis un fourmilier qu’on a vu grimper dans un arbre, plutôt rare à voir dans la journée. Et puis, cachées dans l’ombre d’un tronc, il y avait aussi des chauves-souris, accrochées les unes aux autres.
Et ce n’était pas fini : un caïman se cachait dans une petite rivière, presque invisible si notre guide ne l’avait pas signalé. Et tout au long de la matinée, on a croisé plein d’oiseaux tropicaux colorés et même des papillons géants qui volaient autour de nous.
Ce qui nous a marquées, c’est qu’on n’avait pas à chercher longtemps. Les animaux étaient là, tout autour. On avançait, et il se passait toujours quelque chose. La jungle était vraiment vivante. C’est ça qu’on retiendra le plus de cette matinée.
Voir sans déranger : l’aide précieuse de notre guide
Dans le Corcovado, le guide est obligatoire, et franchement, on comprend vite pourquoi. Sans elle, on n’aurait jamais vu la moitié des animaux, ni compris où on mettait les pieds.
Notre guide était top. Elle connaissait la jungle comme sa poche, savait où regarder, reconnaissait les bruits, les traces, les mouvements dans les arbres…
Elle repérait des choses qu’on n’aurait jamais vues toutes seules. Et surtout, elle avait tout le matos pro : un trépied avec de grosses jumelles qu’elle installait à chaque rencontre.
Ce qui était vraiment sympa, c’est qu’elle prenait nos téléphones et filmait à travers les jumelles pour qu’on reparte avec des souvenirs. On voyait les animaux de super près, sans jamais s’en approcher, sans les déranger.
Elle nous guidait aussi en toute sécurité, et ce n’était pas un détail. La jungle est dense, humide, parfois glissante, et tout se ressemble. Sans sentier clairement visible, on se serait complètement perdues.
Elle nous a aussi prévenues des plantes dangereuses à ne pas toucher — il y en a beaucoup — et s’est assurée qu’on reste toujours groupés.
Bref, avoir un guide dans le Corcovado, ce n’est pas juste une formalité, c’est indispensable. Pour profiter à fond, en toute sécurité, et sans rien rater.
Une végétation exubérante et fascinante
Honnêtement, on ne s’attendait pas à ce que ce soit aussi dense. Dès qu’on a quitté la plage, on s’est retrouvées entourées d’arbres immenses, de lianes partout, de plantes de toutes les tailles… C’est simple, tout est vert, ça pousse dans tous les sens.
Il y avait des fougères géantes, des mousses sur les troncs, et même des plantes qu’on n’aurait jamais remarquées si la guide ne nous les avait pas montrées.
Elle nous a expliqué que certaines étaient médicinales, d’autres toxiques. On a vite compris que dans ce genre d’environnement, mieux vaut ne rien toucher. C’était super intéressant, mais ça montre aussi à quel point la forêt peut être belle et dangereuse à la fois.
Pause bien méritée après la marche dans la jungle
Vers 13 heures, on a fait une pause bien méritée. Le pique-nique était inclus avec Picolina Tours, et franchement, on l’a bien apprécié après plusieurs heures à marcher sous la chaleur.
On a mangé un casado, le plat typique costaricien : riz, viande, légumes, haricots noirs et un peu de salade. Simple, mais bon, et surtout bien complet.
Le repas a été servi dans une petite auberge rustique, qui fait aussi dortoir pour les voyageurs qui dorment sur place dans le parc.
Pour accompagner le tout, on a eu un jus de pastèque bien frais. Ça faisait du bien, surtout après toute cette humidité !
Retour à Drake Bay, la tête pleine d’images
En début d’après-midi, il a fallu reprendre le bateau pour retourner à Drake Bay. On était un peu fatiguées, mais surtout encore émerveillées par tout ce qu’on venait de vivre.
Le trajet retour a duré environ une heure, comme à l’aller. C’était plutôt reposant. Une fois arrivées, on a remercié notre guide, dit au revoir au groupe, puis on est rentrées à notre hôtel.
Accédez aux meilleures excursions dans le Corcovado avec la Carte Pass Multiactivités et Hôtels
Avec la Carte Pass Multiactivités et Hôtels , partez vous aussi en excursion au Corcovado tout en profitant d’avantages exclusifs. Elle vous donne accès à des réductions sur de nombreuses visites et activités.
Un vrai coup de pouce pour organiser votre voyage sereinement, tout en maîtrisant votre budget !
Conseils pratiques pour réussir son excursion au Corcovado au Costa Rica
Avant d’y aller, on ne savait pas trop quoi emmener exactement. On avait entendu plein de choses, mais une fois sur place, on a vite compris ce qui était vraiment utile. Du coup, on vous partage ici nos conseils simples, basés sur ce qu’on a vécu, pour que vous puissiez partir tranquilles et profiter à fond de votre journée dans le Corcovado.
Ce qu’il faut absolument emporter
Il fait très chaud et très humide dans le parc, donc mieux vaut être bien préparé. Prévoyez de l’eau, une casquette ou un chapeau, de l’anti-moustique et de la crème solaire : ça tape, même sous les arbres !
Pour les vêtements, optez pour du léger, confortable, et qui sèche rapidement. Et surtout, prenez de bonnes chaussures : des baskets fermées ou des chaussures de randonnée.
On marche dans le parc pendant plusieurs heures, il faut donc être à l’aise !
Ce qui est interdit dans le parc
Le parc est strict sur certains points afin de protéger la nature et les animaux.
Les bouteilles en plastique à usage unique sont interdites. Il faut prendre une gourde ou une bouteille réutilisable.
La nourriture personnelle est également interdite dans le parc, pour éviter d’attirer les animaux et de perturber leur comportement.
On vous le rappellera avant de partir, mais c’est bien de le savoir à l’avance pour vous organiser.
FAQ : Les Questions Incontournables sur le Corcovado au Costa Rica
Est-ce qu’il faut un guide pour visiter le Corcovado ?
Oui, un guide certifié est obligatoire pour entrer dans le parc. C’est aussi une vraie valeur ajoutée : ils repèrent les animaux, vous informent sur la végétation, et assurent votre sécurité dans la jungle.
Quelle entrée privilégier pour se rendre au Corcovado ?
Tout dépend de votre temps sur place et du type d’expérience que vous recherchez.
Pour une excursion à la journée, La Sirena est la plus pratique et la plus riche en faune. On y accède en bateau depuis Drake Bay ou Sierpe.
Si vous aimez marcher et que vous avez plus de temps, la randonnée entre La Leona et La Sirena offre une belle immersion.
Les autres entrées (Los Patos, San Pedrillo…) sont moins fréquentées, et parfois plus difficiles d’accès ou adaptées à des circuits sur plusieurs jours.
Quelle est la durée d’une excursion ?
Une excursion classique à la journée dure environ 6 à 7 heures, en comptant le transport en bateau. Il est aussi possible de dormir dans le parc, à la station de La Sirena, pour vivre une expérience encore plus immersive.
Où se trouve le parc national Corcovado ?
Le parc se situe sur la péninsule d’Osa, au sud-ouest du Costa Rica, en bordure du Pacifique. Il fait partie des zones les plus riches en biodiversité du pays (et même du monde !).
Franchement, cette journée dans le Corcovado restera gravée dans ma mémoire. C’était intense, incroyable, et tellement différent de tout ce que j’avais pu faire avant. On a été en pleine immersion dans la nature, du début à la fin.
Je crois que je n’avais jamais vu autant d’animaux en liberté en une seule matinée. C’était juste magique.
Notre guide était super, vraiment passionnée, et elle a rendu l’expérience encore plus chouette. Picolina Tours a tout bien organisé, on s’est senties en confiance du début à la fin.
Si vous passez par Drake Bay et que vous hésitez encore… foncez. Cette excursion, c’est un vrai moment à vivre, que je recommande à 100 %.
Et vous, vous l’avez déjà fait ? Ou vous pensez l’ajouter à votre itinéraire ? Dites-moi en commentaire, je serai ravie d’échanger !
